Bouffée d’Oxygène de triathlon dans les Pyrénées Orientales
   
 
« Le long, une question de plaisir… »
 

8h30, ça y est le coup de starter est donné !

Tout le monde se concentre. 17°C Il fait un temps superbe le ciel est bleu et déjà des groupes se forment, certains s'emballent déjà , un jeune part à toute vitesse sur le coté (sans doute le 10 km ). Gérer, il faut gérer. Je démarre plutôt tranquille et voilà qu'au km 5 un ballon est en vu. Et si je le rattrapai ? Premier s ravitos, je prends ma bouteille,je m'hydrate et surtout je me mouille la tête car la chaleur arrive.

Km 10, j'ai rejoint mon ballon, c'est celui de 3h30'. Ils sont autour de lui comme des mouches, c'est surprenant, collé c'est le mot et lui, il parle. Première arche 49' tout va bien, je suis presque en retard sur la montre mais peu importe. Je me regale... Ils avancent tous au pas du ballon ou plutôt "el globo" comme dit la foule et moi avec ! La ville est belle, calme, à ciel ouvert mais pas le temps de zyeuter l'architecture, mieux vaut regarder où l'on mais les pieds.

Km 20, le ballon est toujours là mais je décide de le lacher. Tiens, je retrouve des gens de Céret. A la peine me disent-ils. Moi, c'est le top ; pas de fatigue, pas de gêne à signaler. je m'interroge... Gérer, il faut gérer. Certains tirent déjà la sonnette on dirait. Qu'importe, à chacun sa tactique. La mienne semble bonne ! 1h42 c'est suffissant pour moi.

Km 25, je prends toujours les ravitos ; une bouteille pour se tremper la tête et la nuque. Deux gorgées , ça me va bien. Au coin de l'abri du tram je vois Julie. Elle me voit sortir de la route: c'est un sourire qui fait rêver- d'une oreille à l'autre - que du bonheur... Virginie me demande si ça va ? "c'est le top".une grosse bise à chacune, je demarre aussitôt.

  

 
Km 32, revoilà mon fan club! super ! Je saute les bordures pour embrasser mes miss. Je suis tout sourire, je m'arrête à nouveau. "t'as fini de faire l'andouille ? T'as pas l'air trop crevé..."  C'est vrai, je regarde autour de moi "y'a pire". Ciao les princesses, cette fois il faut y aller. Je me re concentre, le coup de barre ne va pas tarder. Je repense à toutes ces heures de prépa, aux conseils des  adeptes du long : la gestion, le plaisir et la concentration à garder dans un coin de la tête juqu'au bout. Et pourtant, si j'accélérai ? Il en reste que 10 après tout ? La fatigue apparaît mais  j'y vais, petit à petit je grapille...

Km 36, nous sommes au centre ville. Au son de la foule qui scande des "venga, venga, molte vé". Je continue , ça devient bon je crois, c'est roulant, ça fait du bien et j'en profite. Dommage pour les ramblas, pas le temps de stopper la mécanique et d'admirer sinon c'est cuit je pense ; je m'accroche mais tout va bien, la fatigue, les acides lactiques sont là mais ça va, je tiens le bon bout. Je laisse Christophe Colomb sur le coté. Pas de passage à vide, pas de pépin particulier ! Je m'interroge qu'en même, il est où le fameux mur ? Je verrai bien. Je trouve un gars, sa foulée me va bien, il est d'ici je crois je lui propose de se mouiller mais il refuse...

Km 39, c'est le bout et ça commence à grimper. On rentre. Je ralentis, il me semble qu'un point de coté va me géner... il faut gérer. Nous continuons à monter et pourtant il me faut gérer ce foutu point. Il me fait payer ces ramblas euphoriques le vilain. je regarde autour, certains s'arrêtent, les crampes se rappellent à eux.

Km 41, la foule nous encadre de part et d'autre. Je peux dire que c'est fait. Je ne sais pas où j'en suis. Je n'ai plus regard é la montre depuis le semi , peut-être pour être bien dans la tête ? Moralement , je suis bien et même très bien. Les gens applaudissent, ils crient ; un grand-père me voit arriver au loin "venga, venga, venga", c'est beau ! Il lève sa main. Je lui prends la main il la serre et me sourit...c'est le top !  Le regard, le sourire, la réaction de cet homme complétement dedans me frappe, me marque. Ni une, ni deux, je décolle, je décide d'en finir et de pousser à fond les manettes. Je pense à la famille, aux amis, aux heures de prépa, à la foule et à mon premier marathon... que je termine. Je sprinte...

C'est fait : 3h23'02'' dit la montre, c'est le top !! Mais à peine mangé une orange que mes jambes deviennent du bois : ça, personne ne me l'avait dit. Les malins. Peu importe, j'ai géré assez bien je pense et je me suis fais plus que plaisir. Je ne regret te rien. Je reviens plein de souvenir. Au fait, c'est où les masseuses ?

 Ah ! cet après midi on refait les ramblas et demain on visite le zoo à 10h00 !?!