D'abord, Un grand merci à tous et à toutes pour vos messages de soutien et d'encouragements... qui m'ont beaucoup servi pendant l'épreuve vélo, pour ne pas abandonner !
C'est une curieuse sensation de passer la ligne d'arrivée: on se sent une certaine force, une profonde fierté et de l'autre coté on se sent tout petit en se disant que des collègues avec qui on roule tous le WE sont encore capables, après les 5h20 de triple efforts qu'il ma fallu pour finir, de prolonger pour la même durée.
Je me demande encore : comment font-ils ?
Sur la course, il y eu du bon avec la natation : peu de bousculade, une 20° place acquise après la 1° bouée et un bon rythme sans faiblir (1'39 au 100) - et surtout une eau à 18° degré qui me semblait chaude en comparaison de l'air ambiant d'à peine 12°, et c'est donc en sortant de l'eau que le moins bon est arrivé.
Pourtant sur un parcours vélo qui devait me convenir, sauf que :déjà la pluie + de longues minutes pour se calfeutrer au maximum (sans chaussettes vélo, grosse erreur) et après un grimpette sympa de 2 bornes pour se rechauffer - si on peu dire- + une longue et affreuse descente de 10 bornes -grosse pente, en sous-bois, route mouillée, feuilles humides sur la chaussée, vent froid et pluie cinglante, virage dangereux qu'il vaut mieux avoir reconnu la veille, le compteur qui ne donne pas signe de vie et surtout plusieurs mecs qui me double à toute allure, à peine vétu de leur trifonction (chauffante?)...surtout resister à la tentation d'abandonner maintenant, tremblant de partout, les doigts engourdis sur les poignées de freins, les épaules tétanisées... s'accrocher en rêvant que le ciel se dégage et que le soleil revienne pour la descente suivante au 2° tour...
Puis au sommet de la 1° bosse, de 12 km, légèrement rechauffé, on commence à y croire- surtout en voyant le nombre de gars arrêté pour crevaison sur un route recemment gravillonnée. Finalement, avec un 2° tour nettement plus rapide que le premier, en reprenant même 3 coureurs dans l'ascension, la confiance revient. Malgré la pluie qui persiste jusqu'a parc à vélo. Fallait pas rêver! Pour une moyenne de 27.5 km/h. En passant à travers les crevaisons et les 34 abandons!
Une transition tranquille, le temps de rechauffer les orteils gelés, d'enfiler les "booster" (sensations géniales), de s'alimenter encore, et c'est parti pour 2km de montée, 3 en descente, 1.5 de plat. Personne à reprendre, des mecs qui te passe à 14km/h et que tu regardes s'éloigner. S'occuper de soi, courir léger avec des jambes de plomb, rester souple avec des cuisses en acier, ne pas s'emballer et impatient d'en finir, ne pas s'occuper de la pluie qui recommence à tomber au début du dernier tour après une courte accalmie... ça devient presque agréable - n'avoir jamais couru 20 bornes et le jambes qui avancent toutes seules, qui accélèrent presque après plus de 5 h00 d'effort. Allez, insister pour s'approcher des 5h20...euphorie des endorphines, les jambes dures et l'esprit léger. Que d'efforts pour découvrir l'esprit de "long"; ça en vallait la peine.
Franck.
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